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Remboursement prêt : éviter les risques du crédit

Les banques utilisent beaucoup la notion de la certitude, ou, dit autrement, du risque, pour attribuer un crédit. Lorsqu'elles prêtent de l’argent, elles demandent des renseignements sur le demandeur de crédit, afin d’être sûr qu’elles ne prêtent pas de l'argent à quelqu’un qui ne pourrait pas rembourser.

Publié dans : Avis sur le crédit

tirelire
Comment être sûr de pouvoir rembourser un crédit ?

Avant de demander un crédit, il faut donc pouvoir être certain de le rembourser. Mais comment en être sûr ? Quels sont les questions qu’il faut se poser avant de contacter sa banque pour un crédit? Quels sont les dangers du crédit?

Un demandeur de crédit, avant de contacter la banque ou un organisme de crédit, doit évaluer sa capacité à rembourser le crédit. C’est un exercice parfois difficile à faire, beaucoup trop de personnes pensent ne pas avoir de difficultés pour rembourser, et se retrouvent dans des situations compliquées. Le surendettement est très présent en France, et les personnes qui se sont retrouvées dans cette situation ne pensaient certainement pas qu’elles seraient dans cette fâcheuse posture un jour.

Réussir à rembourser un crédit

Dès que l’on parle de crédit, on a l’impression de parler d’escroquerie, d’arnaque, de quelque chose de sale, dont il ne faut pas parler. En gros, parler de crédit, c’est comme parler d’une maladie tabou, d’une gêne, d’une honte qu’il ne faut pas dévoiler. Les français ont en général une relation étrange avec l’argent, très différente de ce que l’on peut voir dans les pays anglo-saxons : il est honteux, presque, d’être riche. Mais il est tout aussi honteux d’acheter quelque chose à crédit : dans l’imaginaire collectif, une personne qui achète à crédit est une personne qui veut avoir l’air d’être riche, sans forcément avoir les moyens de vivre par ce standard.

Cette logique est dangereuse. Si on a honte de parler du crédit, si le crédit est quelque chose qu’il ne faut pas évoquer, comment peut on faire pour réellement connaitre les risques, les dangers, ou même les avantages pourquoi pas, d’un crédit? On ne peut pas. D’où la raison de ce blog. Parlons du crédit, de l’argent, de façon décomplexée! Internet permet de toute façon un anonymat pour ceux qui le souhaitent bien utile.

Les banques, pour évaluer le risque, utilisent des critères légaux et quantitatifs. Il n’y a pas d’improvisation lorsqu’une banque accepte ou refuse un crédit, la plupart sont même calculés automatiquement. Le banquier, à partir d’un certain nombre de données, comme le salaire, les crédits en cours ou le logement, détermine les possibilités d’emprunt. Il est assez simple avant de faire une demande de crédit de savoir combien il est possible d’emprunter. Il suffit de faire une simulation en ligne de crédit.

Pratiquement tous les sites de sociétés de crédit proposent ce service, qui peut être anonyme. Le calcul est fait principalement en regardant trois critères : les rentrées d’argent du demandeur de crédit, comme les salaires ou les revenus d’un loyer par exemple, les garanties données comme l’hypothèque d’un appartement, et les sorties d’argent, comme les dépenses avec un crédit en cours… Sur la base des critères retenus, la banque va donc attribuer une note au demandeur d’emprunt, le crédit scoring, déterminant ainsi les risques de prêt. Mais même avec toutes ces données, le banquier ne peut pas évaluer certains critères qui peuvent tout faire basculer. Parfois, le crédit scoring peut avoir du mal à évaluer précisément le risque représenté par le demandeur, surtout lorsque la demande est faite au « maximum » de ses possibilités. C’est alors au banquier d’apprécier, avec son expérience, la possibilité de crédit.

Au cours de l’entretien avec le banquier pour une demande de crédit, il évalue, à un niveau personnel, d’éventuels risques qui ne ressortent pas forcément sur les papiers ou sur les ordinateurs. C’est ici que tout se joue. Si on demande un crédit sans marge de manœuvre, sans pouvoir économiser, il vaut mieux être sûr de pouvoir payer la mensualité ! Le banquier, sur la base des critères personnels, va évaluer les éventuels risques qu’une machine ne saurait voir. Ce sont ces risques là qu’une personne devrait prendre en compte, encore plus que ceux que l’on peut calculer en faisant une simple simulation sur internet. Et quels sont ces risques ? Ce sont les « accidents de la vie », les principaux responsables du surendettement passif en France.  A eux seuls, ils sont responsables chaque année de 75% des situations de surendettement en France.

Les risques du crédit

Le principal danger, ou plutôt, la principale conséquence d’un mauvais crédit, je pense que tout le monde en est conscient, c’est le surendettement. C’est à dire qu’on n’a plus assez de rentrées d’argent pour payer ses dettes. Mais comment faire pour en arriver là? Et que provoque le fait de ne pas pouvoir rembourser ses dettes?

Ne plus pouvoir rembourser ses dettes

Si on ne rembourse plus ses dettes, qu’est ce qu’on risque? Et bien c’est simple, et pour faire court : tout ce que les créanciers pourront vendre vous appartenant sera vendu pour qu’ils puissent se rembourser. Vous pouvez donc vous retrouver tout simplement à la rue! La seule solution pour tenter de s’en sortir est de monter un dossier de surendettement, dont je vous ai déjà longuement parlé dans un article précédent.

Un crédit, c’est pour longtemps

Le premier danger du crédit, c’est d’oublier que ce qui est vrai dans notre vie aujourd’hui, ne le sera plus forcément dans un futur plus ou moins proche. Notre vie évolue, parfois favorablement, mais aussi défavorablement. Lorsque l’on prend un crédit sur 20 ans, il faut se demander si dans 20 ans on sera toujours capable de le rembourser, ce crédit. Et évidemment, plus le crédit est long, et plus les chances d’avoir un accident de la vie qui empêcherait de rembourser le crédit sont grandes. C’est pour cette raison que les taux  d’intérêts sont toujours supérieurs sur les crédits de longue durée : le risque pour la banque est également plus grand. C’est également pour cette raison qu’un rachat de crédit, qui permet de rallonger la durée des remboursements pour payer moins cher chaque mois est l’une des activités les plus rentables de la banque : au final, la banque ou l’organisme de crédit fini par gagner plus d’argent! Plus un crédit est long, plus la banque gagne de l’argent, si, bien sûr, tout se passe bien (pas de retard de paiements).

Le crédit n’est pas flexible

En plus de durer longtemps, un crédit est en outre très peu modulable. On ne peut pas rembourser comme on veut, il faut suivre un plan de remboursement défini à l’avance, avec une quantité d’argent fixe à intervalles réguliers (typiquement tous les mois). La majorité des crédits immobiliers par exemple ne permettent pas de modifier le plan de remboursement qu’au bout de deux ans du début du crédit, même si on veut rembourser plus vite. De plus, les changements au plan de remboursement sont souvent payants! Avant de prendre un crédit, il faut bien savoir si on a la capacité de rembourser tous les mois cet argent, pendant toute la durée du crédit. Un crédit, ça s’adapte difficilement!

Le taux variable

Pour pouvoir profiter de la baisse éventuelle des taux d’intérêts, beaucoup d’établissements bancaires et sociétés de crédit proposent des crédits à taux variable. Un crédit à taux variable, c’est un crédit dont les taux d’intérêts peuvent changer, en conformité avec l’évolution des taux d’intérêts du marché. Ceci peut bien sûr être intéressant si on a la chance de posséder une boule de cristal! Ce type de crédit a donc un taux d’intérêt inférieur qu’un crédit à taux fixe, mais peut très rapidement s’avérer beaucoup plus cher qu’un crédit à taux fixe : il suffit que la Banque Centrale Européenne relève son taux directeur, pour que votre taux variable dépasse le taux fixe.

Il vaut mieux prendre un taux fixe lorsque de toute façon les intérêts bancaires sont très bas, comme c’est le cas lorsque les taux sont en dessous de 5%, et il vaut mieux prendre un taux variable si les taux sont très élevés, par exemple au dessus de 15%, ce qui pourrait laisser envisager une baisse très probable dans un futur proche! Ce type de taux très élevé n’est plus vraiment possible à court terme semble-t-il, avec le contrôle de la BCE. Mais on se souviendra que nul ne peut vraiment prédire l’avenir sur 20 ans, 20 ans étant la durée de crédit immobilier moyenne…

Il existe sinon des crédits à taux variable limités : votre taux ne pourra évoluer que entre deux valeurs, par exemple entre 3 et 6%. Cette solution peut sembler pertinente pour certains cas, si vous faites le pari que le taux baissera plutôt qu’il ne montera. Personnellement, pour mon crédit immobilier, j’ai choisi, j’ai pris un taux fixe, beaucoup plus sûr, sur le long terme! Je sais que je paierais cette somme là tout les mois, sans aucune mauvaise surprise, tant pis si les intérêts ont beaucoup baissé depuis le début, au pire je renégocie mon emprunt.

Ne pas renégocier son crédit

L’un des dangers les plus discrets d’un crédit, c’est d’oublier de le renégocier si il existe une opportunité. Imaginons que vous ayez contracté un emprunt  il y a dix ans, avec un taux d’intérêt de 8%.  Aujourd’hui, vu que les intérêts sont beaucoup plus bas, il est peut-être avantageux de faire un emprunt sur la somme restante à rembourser pour arrêter de payer un crédit à 8% de taux d’intérêt! Le nouvel emprunt lui serait avec le taux d’intérêt actuel, c’est à dire 3 ou 4%, vous faisant faire des économies. On appelle ça également un rachat de crédit, mais qui n’a pas d’autre but que de vous faire payer moins de taux d’intérêts : vous pouvez garder la même durée de remboursement, avec une mensualité plus petite, ou rembourser plus rapidement si vous le souhaitez. Pour cette raison, il est souvent judicieux de renégocier ses crédits en cours avec son banquier si les taux d’intérêts sont beaucoup plus bas qu’à l’époque où vous aviez contracté votre prêt. Attention toutefois : il ne faut pas oublier dans le calcul les frais de dossier éventuels qu’une telle procédure pourrait engager, ce type de renégociation est avantageux sur de gros montants (crédit immobilier), pas forcément sur votre crédit auto de 3 ans!

Avoir trop de crédits

C’est tout bête : à cause de l’inexistence d’un véritable fichier interbancaire du crédit, permettant à n’importe quel organisme financier de savoir si vous avez d’autres crédits en cours ou pas, les banques et autres organismes financiers peuvent vous prêter de l’argent alors que vous êtes déjà trop endettés! On ne se rend pas forcément compte qu’on est déjà trop endettés, on prend un petit crédit à gauche, un petit crédit à droite, on paye avec sa carte de paiement d’un grand magasin, et voila, on remarque qu’on a du mal à rembourser chaque mois la totalité des crédits. Si le fichier interbancaire existait, ceci n’arriverait évidemment pas. A chacun de surveiller ses dépenses, et de ne pas vouloir vivre au dessus de ses moyens!



Comment évaluer les risques d’avoir un « accident de la vie » ?

Quand on prend une assurance, on choisit ce que l’on veut protéger, en fonction des risques que nous estimons avoir. Ce sont ces risques qui nous décident à nous assurer. Mais bien sûr, plus nous sommes sujets à avoir un accident, plus notre assurance sera chère. C’est pour ça qu’une assurance auto est bien plus chère pour un jeune conducteur : il a plus de chances d’avoir un accident. Le raisonnement au moment de faire une demande de crédit est le même : quelles sont nos chances de ne pas avoir de souci tout au long de la période de remboursement ?

Le métier de banquier et celui d’assureur est, on le voit, intimement lié. Tellement, que beaucoup de banques proposent également des assurances. Les assurances sont sans doute un grand sujet de discussion, et un futur article sur ekonomia.fr, il suffit de penser au nombre de gens qui sont assurés pour rien, ou plusieurs fois pour la même chose ! Nous allons nous concentrer ici sur les différents types d’accidents de la vie principalement rencontrés dans les dossiers de surendettement, et tenter d’apporter un début de réflexion pour s’en prémunir le plus possible.

Accidents de la vie à prendre en compte avant de faire une demande de crédit

Les accidents de la vie, on ne s’y attend jamais. Qui pense au divorce quand il se marie ? Qui pense à l’accident de voiture quand il achète son automobile ? Pas grand monde. On pense à prendre une assurance, mais plus dans un souci de sécurité qu’en pensant vraiment à quelque chose qui va arriver, et le plus souvent après avoir été démarché.

Il est difficile de prévoir le futur, mais nous pouvons avoir une idée des probabilités d’avoir un bonheur ou un malheur. Un petit exercice de réflexion est à faire avant de se lancer dans un crédit, surtout s’il est long à rembourser, comme un crédit immobilier qui peut durer plusieurs années. La banque prend en compte ces risques, et les intègre dans ses taux d’intérêts. Plus un prêt est risqué pour elle, plus les taux montent et plus le crédit sera cher. Seules de solides garanties peuvent aider à améliorer le prêt bancaire, les garanties permettant de sécuriser le prêt d’argent. La banque sait que quoiqu’il arrive, elle récupèrera une partie ou la totalité des sommes prêtées.

Crédit et risque de chômage

32% des dossiers de surendettement déposés en Banque de France sont provoqués par le chômage. C’est le principal facteur de surendettement en France, la perte de l’emploi, suivie d’une période de chômage plus ou moins longue. La première chose que l’ont doit faire avant de demander un crédit, c’est de se demander si on a les moyens de rembourser, durant toute la période que dure le crédit. C’est le salaire et les revenus qui vont déterminer la capacité d’une personne à s’endetter, à faire un crédit. C’est pour cela que le banquier demande les feuilles de salaire, pour connaître les revenus du demandeur de crédit. Mais en plus de la quantité d’argent qu’une personne gagne chaque mois, il faut un autre critère pour évaluer la sûreté d’un prêt : la sécurité de l’emploi. Nous savons bien que pour avoir plus facilement un crédit, il faut le sacro-saint CDI, contrat à durée indéterminée. C’est ce type de contrat de travail qui donne le plus de sécurité au prêteur. Bien entendu, il faut que la période d’essai soit terminée ! C’est pour cette raison que le banquier demande en règle générale les trois dernières feuilles de salaire. Pour un entrepreneur, l’exigence est différente et encore plus difficile : on lui demandera trois années d’existence de son entreprise !

Evolution du chômage en France. INSEE
Evolution du chômage en France. INSEE

Les banques tiennent à jour des données statistiques sur le type d’emploi exercé d’une personne, et le risque de chômage lié au métier. Un fonctionnaire a ainsi moins de chances de se retrouver au chômage qu’un salarié du privé. Le chômage est considéré par toutes les institutions bancaires un facteur bloquant d’octroi de crédit, d’où leur grand soin dans l’évaluation du risque de chômage. En cas de chômage, le mieux est de consulter les possibilités de crédit pour un chômeur.

Le problème du raisonnement purement « CDI » des organismes de crédit et des banques, c’est qu’elles ne prennent pas en compte les facteurs personnels, qui peuvent faire de quelqu’un qui enchaîne les CDD une personne plus solvable qu’une personne en CDI. Mais seuls les critères objectifs, sur papier, jouent véritablement un rôle dans ce dur monde du crédit. Le risque de chômage, avant d’être évalué par un banquier, doit être évalué par le demandeur lui-même, en se posant les bonnes questions.

  • Est-ce que mon entreprise risque de déposer le bilan ?
  • Est-ce que je risque d’être mis à la porte ?
  • Est-ce que je risque de démissionner ?
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Ces questions n’ont pas forcément de réponse facile. Un salarié n’est pas forcément au courant de la santé de son entreprise. Mais si un doute subsiste sur sa situation professionnelle, quelque chose qui ne se voit pas forcément sur les papiers, il est peut-être plus prudent de ne pas se lancer dans un crédit pour les prochaines années ! Parfois la perte de l’emploi peut-être très difficile à vivre, et plus encore si on a des traites à payer. Aucune banque n’a le pouvoir de savoir l’état de votre situation professionnelle, et effectivement, un CDI ne veut pas dire qu’on ne puisse pas perdre son emploi du jour au lendemain. Il faut comprendre le banquier, qui a plus confiance dans une personne qui a le même emploi depuis 10 ans, que dans quelqu’un qui enchaîne les CDD ou les jobs en intérim, ne sachant jamais vraiment combien il touchera l’année prochaine, et donc si vraiment il aura les moyens de rembourser son crédit.

Pour être sûr de rembourser son crédit, le mieux c’est d’être sûr que nos sources de revenus sont stables pendant toute la durée du remboursement. Il est important de ne pas s’endetter au maximum de ses capacités, et de laisser une marge de manœuvre en cas de coup dur. Il faut comprendre par là qu’il faut pouvoir épargner, même un minimum. Les banquiers aiment les gens qui épargnent ! En général, les crédits à rembourser ne doivent pas dépasser le tiers des revenus, c’est une règle d’or bien connue des organismes de crédit et des banques. Un salarié qui gagne 1000 euros par mois ne devrait pas rembourser plus de 333euros chaque mois, au dessus il est en danger.

En cas de risque de perte d’emploi, si on a des crédits en cours et que l’on risque donc de passer au dessus de la barre du tiers des revenus à rembourser mensuellement, le mieux est d’envisager un rachat de crédit, seule solution viable pour ne pas se retrouver du jour au lendemain en difficulté. C’est même la première chose à faire si on pense ne pas pouvoir retrouver de travail rapidement pendant sa période de chômage.

Crédit et risque de divorce

On néglige trop souvent l’extraordinaire portée négative d’un divorce. On nous parle souvent des enfants, du déchirement affectif qu’un divorce provoque, mais au-delà de ces considérations sentimentales, il y a aussi les considérations financières. 15% des dossiers de surendettement ont été provoqués par des divorces ou des séparations ! D’une façon plus générale, les difficultés familiales (en incluant les décès par exemple) sont responsables chaque année d’environ 23% des dossiers. Nous savons bien que lorsque l’on se marie, on ne pense pas à divorcer, mais chaque année, sur trois mariages, il y a un divorce. Cette proportion est gigantesque, et la tendance ne fait que se renforcer.

Ces situations douloureuses provoquent très souvent de graves difficultés financières à l’un des conjoints. La femme qui se retrouve sans ressources par exemple, ou le mari qui doit payer une pension alimentaire très élevée. Le risque de divorce est donc bien présent, et n’est pas forcément pris en compte par le banquier, qui voit même le couple marié comme étant plus « sûr » face aux dettes et crédits à rembourser.

La question qu’il faut donc se poser, avant de faire un crédit de longue durée : aimez-vous votre conjoint ? Pourriez-vous vivre avec lui toute la durée du crédit ? C’est une question étrange quand on parle de crédit, mais essentielle ! D’autres choisissent une solution plus simple, en ayant un contrat de mariage protégeant les intérêts mutuels. Mais les femmes au foyer mariées sous le régime de la séparation de biens peuvent se retrouver dans des situations extrêmement complexes : divorcées, sans ressources et souvent mal préparées pour le monde du travail, leur niveau de vie baisse drastiquement.

Le plus sûr avant de faire un crédit, c’est donc d’avoir un couple solide ou plus simplement, d’être célibataire ! Un couple marié a plus de facilités pour obtenir un crédit, c’est un fait : si un des conjoints se retrouve au chômage, l’autre peut continuer de payer le crédit…. Mais gare en cas de séparation !

Crédit et autres dépenses « imprévues »

Les imprévus ne peuvent bien sûr pas être prévus, ça tombe sous le sens. Mais parfois, ce que l’on nomme « d’imprévu » n’en est pas forcément un. Par exemple, certains dossiers de surendettement sont provoqués par les études des enfants. Les parents s’endettent pour pouvoir payer les études aux enfants. Pouvons-nous réellement dire que c’est une dépense imprévue ?



> L’épargne est fondamentale pour se prémunir de toutes ses situations. Vivre à flux tendu, c’est-à-dire toujours au fil de l’eau, toujours en finissant le mois dans le rouge n’est pas une solution envisageable, et encore moins lorsque l’on veut faire un crédit. Sans jeter la pierre aux personnes qui le font, est-ce vraiment raisonnable de faire un crédit lorsque l’on ne gagne pas plus que le SMIC ? Il serait plus sage et prudent d’économiser pour acheter ce que l’on désire, plutôt que de prendre un crédit. Je ne parle pas bien sûr du crédit immobilier, très différent des autres crédits : le crédit immobilier est une sorte d’épargne, l’appartement acheté continue à avoir de la valeur une fois le crédit payé, ce qui n’est pas le cas du canapé ou de l’écran plat.

Les conseils d’eKonomia sont issus des constats observés sur les personnes surendettées. Beaucoup de bon sens, mais surtout une grande capacité d’anticiper le futur et de se prémunir des coups durs. Il ne faut pas tout le temps s’attendre au pire, ce qui empêche de vivre, mais au moins se constituer une bouée de sauvetage, une marge de sécurité en cas d’accident de la vie.

Le profil du futur surendetté, qui ne le sait pas encore :

  • Troubles dans le couple, avec de nombreuses disputes
  • Au travail, moins d’heures supplémentaires, moins de clients
  • Des enfants bientôt majeurs

Ces signes doivent alerter la personne qui se retrouve dans la description : ne pas faire de crédit pour l’instant. Pourtant, sur le papier, nous avons bien une personne mariée, en CDI avec des enfants. Le banquier prête les yeux fermés. Mais dans la pratique, c’est une situation extrêmement risquée. Et non, faire un crédit ne résoudra pas les problèmes de couple, il ne faut pas faire de fuite en avant !

Conclusion

Avis rédigé par eKonomia
Les étapes essentielles à respecter avant de faire un crédit, pour être sûr de ne pas se retrouver en situation de surendettement.

Le crédit, beaucoup aimeraient s’en passer. Ce service financier, où on nous prête de l’argent que l’on doit rembourser petit à petit sur une durée plus ou moins longue de temps, a besoin de « certitudes » pour exister. Le prêteur a besoin d’être sûr qu’il sera remboursé ! Un des piliers du crédit, c’est donc la certitude. Nous savons qu’il est impossible d’être toujours complètement sûr de quoique ce soit, et que certaines choses sont plus ou moins sûres.
Un crédit se rembourse sur la durée, et comporte donc des risques, qu'il convient d'éviter. Les dangers d'un crédit sont d'autant plus importants que les sommes d'argent empruntées sont conséquentes. Il faut donc évaluer sa situation personnelle avant de faire un crédit.

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  1. loic says:

    stop il y a des aides pour l immobilier il faut arrete la peur de tout ,la seul a retenir c est de pas prendre un credit a legere et surtout ne pas les cumuler

  2. DJIEMBI fab says:

    Cet article est absolument incroyable,car il renseingne sur les véritables érreurs lors d’une contraction de credit.Merci à vous

  3. Triple H says:

    Magnifique article mais le plus c’est l honnêteté de l’article à prévenir les gens de tous les risque que cela comporte de faire un ou des crédits


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