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Crédit, assurance mutuelle santé, aides pour soigner son chat ou chien

Les animaux aussi tombent malades. Comment faire pour les soigner quand on a pas d'argent?

Publié dans : Argent, aides et solutions

Aides pour soigner son chat ou son chien
Protéger son animal avec une mutuelle santé ?

En France, tout le monde a le droit aux soins gratuits. En cas de grosse maladie et de pauvreté, la CMU existe pour compléter les coûts non couverts par la sécurité sociale. Mais pour les animaux, ça ne se passe plus vraiment comme ça. Quand un chien tombe malade ou se blesse, l’Etat n’est pas là pour l’aider, l’assistance publique n’est pas faite pour lui. Seul le maître du chien, ou du chat, doit subvenir à ses soins de santé, il est seul responsable. Fort heureusement, il existe des solutions qui permettent de prendre soin de son animal de compagnie, même si l’argent venait à faire défaut. Nous allons d’abord voir ce qu’il faut faire avant que l’animal ne tombe malade.

Assurance Santé pour chien ou chat : la « mutuelle » des animaux

Avant que son animal de compagnie ne tombe malade, si on sent qu’on a pas tellement les moyens de payer d’éventuels frais de santé qui peuvent parfois être très chers, une bonne idée serait peut-être la prévoyance. Comme pour les humains, il existe des assurances santé, à destination des animaux de compagnie, qui doivent être tatoués ou « pucés ».

En plus des sociétés spécialisées comme « Bulle Bleue » ou « SantéVet », Les grandes banques ou compagnies d’assurances comme La Banque Postale, AG2R La Mondiale ou le Crédit Mutuel proposent des contrats d’assurance dédiés. Comme partout, il y en a pour toutes les bourses, les premiers prix débutant à 5 euros par mois environ pour une protection minimale, mais qui saura être indispensable le moment venu.

Ces mutuelles santé pour animaux couvent l’essentiel : la maladie ou l’accident. En cas de décès, certaines peuvent même verser un petit capital, qui peut s’avérer bien utile au moment de choisir ce qu’il adviendra du corps de l’animal décédé. Evidemment, une assurance qui couvre la totalité des dépenses vétérinaires sera plus chère qu’une assurance qui ne couvre que la moitié des dépenses. Pour se faire rembourser, en pratique, il suffit de demander au vétérinaire de remplir la feuille de soins de l’animal et de l’envoyer, avec sa facture, à la mutuelle.

Assurance responsabilité civile, pour chien ou chat

Souvent, les assurances santé peuvent être assorties d’une « assurance responsabilité civile ». Ces assurances permettent de rembourser une éventuelle victime d’un dommage provoqué par son animal de compagnie. Le cas le plus classique étant les frais de santé suite à une morsure de son chien. Ici aussi, on sera bien content d’avoir souscrit une assurance. Pour certaines races de chiens « dangereux », l’assurance responsabilité civile est obligatoire. C’est le cas pour les Rottweilers ou les Mastiffs par exemple.

A savoir : certaines assurances habitation possèdent, dans leurs garanties de responsabilité civile, une clause incluant les animaux. Avant de souscrire une assurance responsabilité civile dédiée pour son animal, il vaut mieux vaut vérifier son contrat d’assurance habitation et s’informer auprès de son assureur pour savoir si les animaux sont pris en compte dans la garantie de responsabilité civile.

Devis mutuelle santé pour chien et chat

Comme pour n’importe quelle assurance, il faut demander un devis pour savoir combien ça coûte d’avoir une mutuelle santé pour son chien. Si l’animal est vieux, l’assurance sera plus chère que s’il s’agit d’un jeune chien plein de vie et de vigueur. Assurer un chien est également plus cher en général que pour un chat, moins propice aux accidents, mais il faut également prendre en compte la race, certaines étant beaucoup plus propices aux maladies que d’autres. Il faut bien lire entre les lignes du contrat ce qui est effectivement proposé. Il faut vérifier l’existence d’une franchise, d’un délai de carence, ce qui est remboursé… toutes les clauses sont à lire !

Payer en plusieurs fois le vétérinaire

Les dépenses pour guérir son petit compagnon, qu’il soit chien ou chat, sont parfois difficiles à gérer, surtout si l’argent nous fait défaut. C’est une dépense bien souvent ponctuelle. Il faut savoir que les vétérinaires pratiquent des tarifs différents, en cas de frais importants, il ne faut pas hésiter à demander plusieurs devis et faire jouer la concurrence.

Les vétérinaires sont des personnes qui aiment les animaux, et sont bien souvent disponibles pour aider les maîtres qui n’ont pas les moyens, grâce à des arrangements, dans l’intérêt de l’animal. Payer en plusieurs fois est une solution souvent utilisée, permettant de s’affranchir d’un éventuel crédit avec des intérêts. Il ne coûte rien de demander !

« crédit chien » ou « crédit chat », pour frais de vétérinaire

Une opération peut coûter très cher, et même si les vétérinaires peuvent être arrangeants, les médicaments, les frais d’hospitalisation ou tout le personnel médical doit être payé. Payer en plusieurs fois n’est peut-être pas une solution envisagée par la clinique, et dans ce cas précis, le crédit peut-être le dernier recours, surtout si on n’a pas la chance d’avoir souscrit à une mutuelle santé pour son animal domestique.

Le problème, c’est qu’il n’y a pas vraiment de crédit dédié à ce type de dépenses. Même pour les humains, les « crédit santé » ne sont pas légion. Il faut passer par un prêt personnel. Ce type de crédit n’est pas affecté à un achat comme peut l’être un crédit à la consommation classique, on dit qu’il est « non affecté » : l’emprunteur peut faire ce qu’il veut de l’argent, tant qu’il rembourse ensuite ses mensualités d’emprunt. Bien sûr, comme toujours avec un crédit, il faut pouvoir le rembourser : aucune banque ne prête sans être sûre de récupérer son argent, et avec des intérêts. Pour cela, elles étudient la capacité de remboursement du demandeur : la somme de tous ses crédits ne peut pas dépasser un tiers des revenus mensuels, en règle générale.

La plupart des sociétés de crédit proposent des prêts personnels, sans justification d’achats, bien souvent nommés « prêt trésorerie ». Il faut toutefois avoir à l’esprit que souvent, ces crédits ont des taux d’intérêts très élevés, ils sont donc très chers. C’est la rançon de la liberté : la banque ne vous demande pas ce que vous faites de l’argent, mais vous payer cher. C’est une solution à n’envisager qu’en dernier recours, pour sauver la vie de son animal de compagnie, qui bien plus qu’un simple chien ou chat, est un membre de la famille à part entière.

Aides pour soigner son animal domestique

SPA

Le premier endroit auquel on pense, c’est sans doute la SPA (société protectrice des animaux), qui propose des soins « bon marché » dans ses dispensaires. Il y a 11 dispensaires en France : http://www.la-spa.fr/refuges . Ici, ce sont les petits bobos que l’on soigne, pas les grosses opérations ou les maladies très graves. Pratique pour les vaccinations, ou pour faire tatouer son animal de compagnie. La SPA fait payer les soins suivant les revenus du maître, c’est, quand on est au RSA, le premier endroit où s’adresser si on a la chance d’avoir un dispensaire à proximité. En Belgique, c’est la Fondation Prince Laurent qu’il faut consulter, ils proposent des soins gratuits dans 4 dispensaires.

La fondation « assistance aux animaux » propose également des dispensaires, et ne se fait rembourser que les frais nécessaires aux soins. Ils sont capables de faire la plupart des soins, et même des opérations chirurgicales. Leur mission est précisément d’apporter des soins aux animaux dont les maîtres ne peuvent pas (ou plus) assumer les frais.

Une autre solution, c’est l’école vétérinaire. Par exemple, celle de Maison Alfort en région parisienne. Les écoles vétérinaires disposent d’une clinique, où tous les soins sont apportés aux animaux, y compris les interventions lourdes. Même si ce sont des étudiants qui interviennent, ils sont supervisés par leurs professeurs. Ces écoles sont moins chères que les cliniques vétérinaires classiques. Il y en a donc à Maison Alfort (proche banlieue parisienne) mais aussi à Nantes, Lyon et Toulouse. Il faut être patient pour obtenir une consultation !

La fondation « 30 millions d’amis » propose également des aides aux soins des animaux. Il faut en faire la demande par courrier :

Fondation 30 Millions d’Amis
75402 Paris Cedex 08

Ils reçoivent beaucoup de demandes, il faudra s’armer de patience, mais pour un traitement lourd et long, si on n’a pas les moyens, c’est une bonne idée de s’adresser à eux.

La fondation « vétérinaire pour tous » permet aux plus démunis de soigner leurs chiens ou chats. Pour en savoir plus, on peut s’adresser à son vétérinaire de quartier, qui pourra indiquer la marche à suivre auprès de cette association, présente dans quelques régions de France. Il s’agit de vétérinaires qui donnent gracieusement de leur temps pour s’occuper des chiens et chats des plus démunis.

Il existe même une association qui s’occupe des animaux des SDF, « Gamelles Pleines », qui, comme son nom l’indique, fait des efforts pour que les compagnons des sans-abri aient de quoi manger eux aussi.

Qui va s’occuper de mon chien ou chat si je meurs ?

Personne n’aime penser à la mort, mais, parfois, il faut savoir être prévoyant. En droit français, les animaux de compagnie sont considérés comme étant des « biens meubles », et sont donc équivalents au canapé du salon ou à la télé : les héritiers du défunt héritent également du chien ou du chat. Si le défunt n’avait pas d’héritiers, ce sont des associations qui le prendront en charge, un refuge de la SPA par exemple. Même s’il n’est pas possible de faire hériter son animal de compagnie, il est néanmoins possible de mettre sur son testament à qui revient le chien, et ainsi choisir l’association où l’on voudrait que son animal termine ses jours.

Une bonne idée pour commencer à trouver de l’aide, le site officiel des vétérinaies :
Ordre National des Vétérinaires

Avis et conclusion

Par , publié le
eKonomia - Prêt et crédit
En France, un animal a presque toujours une solution pour être soigné, même si son maître est pauvre

Il y a toujours une association ou un vétérinaire pour aider, au pire, pour l’aider à quitter ce monde dans de meilleures conditions. Le problème, c’est qu’il vaut mieux habiter les grandes villes, les associations et les dispensaires n’étant pas présents partout en France.

La meilleure solution passe encore par prévenir plutôt que de guérir, et de prendre une assurance santé pour son chien, ou son chat : les premiers prix sont très accessibles, et permettent au moins en cas de coup dur de limiter les frais de vétérinaire, que l’on sait parfois très importants.

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