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Carte bancaire : débit immédiat ou différé ?

Payer avec une carte à débit différé possède d'énormes avantages par rapport à la carte de débit immédiat, mais gare aux distractions ! Voyons-voir les principaux dangers...

Carte bancaire de débit immédiat ou différé ?
Carte bancaire de débit immédiat ou différé ?

Payer en une seule fois ou faire un crédit à la consommation ?

La carte de paiement à débit différé n’est pas un « vrai » crédit : la banque ne prend pas d’intérêts sur l’argent qu’elle avance pour son client. C’est juste une facilité de paiement. Par contre, un crédit à la consommation coûte de l’argent, les intérêts des remboursements qu’il faudra effectuer. Il n’y a pas d’avantage ici à prendre un crédit à la consommation plutôt que de payer au comptant. Je nuance toutefois mes propos, avec des achats plus importants.

Si on veut acheter une télévision à crédit, et qu’on a les moyens de la payer comptant, il faut la payer comptant, en une seule fois. Par contre, si on veut acheter une voiture neuve à crédit plutôt que comptant, les sommes d’argent sont tellement importantes qu’il vaut mieux faire un crédit auto comme ne vous l’avions expliqué dans notre dossier en lien, et dans ce cas, ce qui est valable pour une maison l’est également pour une automobile.

Est-ce qu’il vaut mieux payer avec sa carte bancaire « de débit immédiat », ou payer une fois, comptant ?

La plupart des cartes bancaires en France sont des cartes de débit. On paye nos achats avec, et notre compte sera débité des sommes payées. L’intérêt de payer par carte bancaire classique à débit immédiat, c’est que la somme est débitée quasi instantanément, contrairement aux chèques qui ont en général toujours quelques jours de traitement de délai, même en admettant que le destinataire du chèque le dépose le jour même ou le lendemain.

Terminal de paiement pour carte bancaire.
Souvent, les cartes de crédit proposent trois modes de paiement : immédiat, différent, ou à crédit.

En réglant ses achats par carte, on a donc une vue plus précise de l’état de son compte courant lorsqu’on le consulte, car les montants prélevés sont comptabilisés avec moins de délai. Or on a besoin de consulter son compte, et d’avoir une vue précise du montant disponible, lorsqu’on n’est pas capable de le faire de mémoire… à cause du nombre d’opérations bancaires, ou parce qu’on n’a pas la mémoire des chiffres par exemple. Ce sont donc les cartes de débit immédiat, les plus courantes en France, mais également les plus sécurisantes : c’est un moyen de paiement au comptant.

Dans ces cartes, vous avez deux grandes familles : les cartes de débit immédiat normales, et les cartes de débit immédiat nécessitant l’autorisation de la banque pour effectuer le paiement. Ces dernières sont en général des cartes bancaire pour FICP que vous pouvez découvrir sur notre article en lien, ou ce que nous évoquons dans notre article sur la carte bancaire des enfants, la carte des personnes qui n’ont pas accès au crédit.

Une carte de débit différé se distingue des cartes de débit immédiat : le compte n’est pas débité instantanément. C’est la banque qui paye le marchand tout de suite, le compte bancaire n’étant pas débité. Il ne le sera que périodiquement, la plupart du temps une fois par mois : à ce moment, toutes les dépenses du mois précédent seront prélevées sur le compte bancaire par la banque. Pour résumer, la banque paye à notre place le vendeur, et viendra prendre l’argent qu’elle a avancé à une date fixe, convenue à l’avance.

C’est bien dommage de ne pas se servir d’une carte de débit différé, si on arrive à dépasser le blocage psychologique provoqué par la mémoire des chiffres défaillante. Si on se souvient avec précision de ses opérations bancaires, c’est là qu’on peut utiliser une carte à paiement différé. Cette carte nous permet de payer plus tard… et disposer encore pour quelques jours, ou quelques semaines, de son argent et des intérêts qu’il génère sur un compte épargne, par exemple un Livret A. La veille ou l’avant veille de votre jour de débit, vous faites un versement sur votre compte courant de la somme qui va être débitée le lendemain (et que vous savez rigoureusement par cœur grâce a votre mémoire infaillible ou votre super organisation innée), et restera sur votre compte épargne la somme des intérêts, au lieu de rien du tout.

Le jour où vous faites votre achat avec paiement en différé, vous transférez la somme que vous avez payée mais qui ne partira qu’en début de mois prochain, sur votre compte épargne, ce qui fait que techniquement vous n’avez plus cette somme sur votre compte bancaire courant, mais en réalité elle est encore entre vos mains pour générer des intérêts, jusqu’à son jour de départ annoncé par la date du différé. Tout le secret de l’opération se joue dans la différence des intérêts générés par votre « mini épargne » et le coût de la carte.

Est-ce qu’il vaut mieux payer avec sa carte bancaire « de débit immédiat », ou payer une fois, comptant ?

La plupart des cartes bancaires en France sont des cartes de débit. On paye nos achats avec, et notre compte sera débité des sommes payées. L’intérêt de payer par carte bancaire classique à débit immédiat, c’est que la somme est débitée quasi instantanément, contrairement aux chèques qui ont en général toujours quelques jours de traitement de délai, même en admettant que le destinataire du chèque le dépose le jour même ou le lendemain.

En réglant ses achats par carte, on a donc une vue plus précise de l’état de son compte courant lorsqu’on le consulte, car les montants prélevés sont comptabilisés avec moins de délai. Or on a besoin de consulter son compte, et d’avoir une vue précise du montant disponible, lorsqu’on n’est pas capable de le faire de mémoire… à cause du nombre d’opérations bancaires, ou parce qu’on n’a pas la mémoire des chiffres par exemple. Ce sont donc les cartes de débit immédiat, les plus courantes en France, mais également les plus sécurisantes : c’est un moyen de paiement au comptant.

Dans ces cartes, vous avez deux grandes familles : les cartes de débit immédiat normales, et les cartes de débit immédiat nécessitant l’autorisation de la banque pour effectuer le paiement. Ces dernières sont en général des cartes bancaire pour FICP que vous pouvez découvrir sur notre article en lien, ou ce que nous évoquons dans notre article sur la carte bancaire des enfants, la carte des personnes qui n’ont pas accès au crédit.

Une carte de débit différé se distingue des cartes de débit immédiat : le compte n’est pas débité instantanément. C’est la banque qui paye le marchand tout de suite, le compte bancaire n’étant pas débité. Il ne le sera que périodiquement, la plupart du temps une fois par mois : à ce moment, toutes les dépenses du mois précédent seront prélevées sur le compte bancaire par la banque. Pour résumer, la banque paye à notre place le vendeur, et viendra prendre l’argent qu’elle a avancé à une date fixe, convenue à l’avance.

C’est bien dommage de ne pas se servir d’une carte de débit différé, si on arrive à dépasser le blocage psychologique provoqué par la mémoire des chiffres défaillante. Si on se souvient avec précision de ses opérations bancaires, c’est là qu’on peut utiliser une carte à paiement différé. Cette carte nous permet de payer plus tard… et disposer encore pour quelques jours, ou quelques semaines, de son argent et des intérêts qu’il génère sur un compte épargne, par exemple un Livret A. La veille ou l’avant veille de votre jour de débit, vous faites un versement sur votre compte courant de la somme qui va être débitée le lendemain (et que vous savez rigoureusement par cœur grâce a votre mémoire infaillible ou votre super organisation innée), et restera sur votre compte épargne la somme des intérêts, au lieu de rien du tout.

Le jour où vous faites votre achat avec paiement en différé, vous transférez la somme que vous avez payée mais qui ne partira qu’en début de mois prochain, sur votre compte épargne, ce qui fait que techniquement vous n’avez plus cette somme sur votre compte bancaire courant, mais en réalité elle est encore entre vos mains pour générer des intérêts, jusqu’à son jour de départ annoncé par la date du différé. Tout le secret de l’opération se joue dans la différence des intérêts générés par votre « mini épargne » et le coût de la carte.

Comment avoir une carte de débit différé ?

C’est tout simplement une option qu’on vous demande de choisir pour votre carte bancaire quand vous en prenez une pour la première fois. Le banquier vous demandera de choisir soit le paiement à débit immédiat, soit le paiement à débit différé. Peu importe quelle soit une carte Visa Premier, une carte Bleue Visa ou une Carte Gold MasterCard par exemple.

Terminal de paiement pour carte bancaire.
Souvent, les cartes de crédit proposent trois modes de paiement : immédiat, différent, ou à crédit.

Comment faire la différence entre une carte de crédit et une carte de débit différé ?

Une carte de crédit est associée au crédit renouvelable, c’est-à-dire ce qu’on appelait auparavant de « réserve d’argent » ou de « réserve de crédit », entre autres noms divers. Le crédit renouvelable est le plus cher de tous les crédits, avec des taux d’intérêts très élevés. Il ne doit être réservé qu’aux achats « coup de tête », ceux-là mêmes qu’on ne devrait jamais faire, ou les achats d’opportunité, les promotions uniques qui ne se répètent pas. La carte de crédit ne fait qu’activer ce crédit renouvelable : chaque paiement fait l’objet d’une mensualisation, ce qui permet de payer automatiquement en plusieurs fois un achat, en échange des intérêts astronomiques.

La carte de crédit est en général gratuite (sans annuité ou mensualité), et peut être une carte tout ce qu’il y a de plus classique, comme une Visa Premier par exemple ! On les voit le plus souvent en tant que carte des magasins, comme la carte de crédit IKEA que nous avons étudié entre autres. C’est normal qu’elle soit gratuite, au vu des intérêts astronomiques que son utilisation provoque. Une carte de débit différé a un coût annuel (ou mensuel), mais c’est de toute façon le coût d’une carte bancaire « normale » : vous l’auriez payé de toutes façons à votre banque, sauf si vous refusez d’avoir une carte de paiement…

Avis et conclusion
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eKonomia - Prêt et crédit
Si vous n'êtes pas distrait, prenez la carte à débit différé. Sinon, passez votre chemin !

Même en vacances il faudra s’occuper de ses transferts réguliers entre compte courant et compte d’épargne et puis une fois par mois, de compte d’épargne vers compte courant : tout ceci est automatisable dans bon nombre de banques.

C’est valable aussi pour toutes les factures à montant et dates de paiement fixe, comme les prélèvements électricité, téléphone, impôts… pour les impôts on peut aussi opter pour un paiement annuel, et se faire soi même son propre échéancier en versant chaque mensualité sur un compte épargne rémunéré. A la fin de l’année, on paie ses impôts avec les mensualités stockées sur le compte épargne, et les intérêts restent, c’est mieux que d'avoir besoin de lire notre article sur le crédit pour les impôts pour avoir de l'aide !

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