Crédit FinFrog : un microcrédit urgent sans justificatif

En cas de problème d’argent ponctuel, il est possible d’obtenir un microcrédit très rapidement, sans avoir à passer par les longues formalités d’une banque. Les nouvelles entreprises de la « fintech » comme FinFrog se construisent une solide réputation en permettant au plus grand nombre d’accéder aux mini crédits.

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Crédit FinFrog : un microcrédit urgent sans justificatif
Crédit FinFrog : un microcrédit urgent sans justificatif
  1. Conditions pour obtenir un crédit FinFrog
  2. FinFrog, un microcrédit FICP ?
  3. FinFrog, un fonctionnement « financement participatif »
  4. FinFrog, Cashper, Ferratum ou un découvert bancaire ?
  5. FinFrog : une entreprise fiable ?
  6. Avis sur FinFrog : ce qu’on en dit

On a parfois besoin d’un tout petit peu d’argent, très rapidement, trop rapidement pour faire un crédit à la consommation. Avec l’avènement de la « fintech », de la technologie financière, de nouveaux services bancaires sont apparus. Il s’agit de services innovants, venant répondre à des besoins financiers que les banques ne peuvent pas suivre.

logo de finfrog
Microcrédit FinFrog, réponse en 24h

La société FinFrog se positionne ainsi sur le créneau des prêts de petits montants d’argent immédiatement accessibles aux particuliers, sans paperasse, sans justificatifs, comme expliqué simplement dans leur présentation :

Un prêt simple et rapide pour vos projets du quotidien. Faites votre demande en 5 minutes, recevez une réponse en 24 heures. 100% en ligne.

Comme toutes les entreprises de la fintech, tout se passe don en ligne, facilement accessible avec un mobile. Pas d’agence bancaire classique, FinFrog est accessible partout en France pour peu que l’on ait un smartphone.

Conditions pour obtenir un crédit FinFrog

FinFrog et la plupart des autres entreprises issues de la fintech sont hors du système bancaire classique. Les conditions d’octroi d’un crédit sont ainsi un peu différentes par rapport à ce que l’on voit en banque. N’étant pas un organisme de crédit, FinFrog ne peut pas faire de crédit de plus de 90 jours. Selon la loi, au-delà de cette limite, il s’agit d’un crédit à la consommation, ce que FinFrog n’a pas l’autorisation de faire.

Pour obtenir un crédit, pas besoin de justificatifs de revenus, mais il faut :

  • Fournir une pièce d’identité
  • Fournir un IBAN pour pouvoir recevoir l’argent
  • Fournir un numéro de carte bancaire Visa ou MasterCard pour être prélevé
  • Donner les accès à son compte bancaire

FinFrog oui, mais…

En crédit, tout est affaire de confiance, et, si on comprend bien, on donne accès à notre compte bancaire à une société privée. La procédure permet d’éviter d’envoyer des relevés bancaires, ce qui simplifie énormément l’octroi du crédit. Le revers de la médaille, c’est qu’il faut faire une confiance aveugle à Budget Insight, la société française utilisée par FinFrog pour accéder à nos comptes bancaires.

D’un autre côté, quand vous payez en ligne, vous donnez également les données de votre carte bancaire. La confiance s’installera sans doute avec le temps, tout ceci étant encore très récent…

FinFrog, un microcrédit FICP ?

Le public auquel s’adresse FinFrog est souvent exclu du circuit bancaire classique : jeunes qui n’ont pas de garant, travailleurs en CDD, personnes âgées à faible revenus… Ceci ne veut pas dire pour autant que ceux qui sont en interdiction de crédit, les personnes « fichées au FICP » peuvent obtenir un crédit FinFrog facilement.

Techniquement, FinFrog peut travailler avec des personnes au FICP. L’argent que l’entreprise prête ne rentre pas dans le cadre de la loi sur le crédit à la consommation.

Même en étant FICP, on peut toujours demander un prêt. Qui ne tente rien n’a rien, mais en cas de non remboursement du crédit, les frais de retard peuvent être importants :

Au cas où une échéance échue reste impayée, l’Emprunteur se verra appliquer des indemnités de retard égales à huit (8) % de l’échéance échue impayée dans les conditions fixées dans le contrat de Prêt.

Autant être sûrs de rembourser en temps et en heure FinFrog, afin de ne pas compliquer une situation déjà très difficile, pour ne pas dire impossible lorsque l’on est en surendettement.

FinFrog, un fonctionnement « financement participatif »

Label du financement participatif.
Label du financement participatif.
FinFrog n’est ni un organisme de crédit, ni une banque. La société, pour prêter de l’argent, repose sur le « financement participatif ». FinFrog est ainsi officiellement une plateforme de prêts entre particuliers, qui se rémunère grâce à une commission par transaction.

C’est cette « astuce » légale qui permet à FinFrog d’exister et de concurrencer les acteurs classiques du crédit sur les petits montants d’argent. Mais il s’agit, à notre avis, d’un financement participatif « de façade » : où sont les projets à financer ? Qui sont les prêteurs ?

FinFrog est une entreprise qui démarre. Ne pas avoir des milliers de prêteurs à présenter est peut-être normal en ce moment. C’est sans doute opaque, mais du point de vue du bénéficiaire du prêt, c’est sans importance. Le vrai sujet, c’est le tarif et la simplicité d’obtention d’un petit crédit…

FinFrog, Cashper, Ferratum ou un découvert bancaire ?

Les trois principales entreprises du microcrédit « fintech » en France, FinFrog, Cashper ou Ferratum ne remplacent pas un simple service bancaire comme le découvert. Si on regarde leurs commissions et que l’on calcule le taux d’intérêt pratiqués par ces sociétés, on se rend compte qu’il est équivalent à celui d’un crédit renouvelable.

A ce tarif, face à la simplicité totale du découvert bancaire, autant ne rien faire et payer simplement les frais de découvert, si nous parlons bien sûr d’un découvert autorisé. Si en revanche, le découvert n’est pas autorisé par la banque, il faut faire attention, les agios pouvant rapidement atteindre des sommes astronomiques. C’est ici que se trouve l’avantage de la solution FinFrog : ne pas dépendre du bon vouloir d’un conseiller bancaire au cas où l’on n’aurait pas d’autorisation de découvert.

Entre les trois entreprises concurrentes sur le marché du microcrédit « fintech », chacune a ses défauts et ses avantages. La grande force de FinFrog, c’est sa simplicité à toute épreuve, en plus d’être une entreprise française, contrairement à Ferratum (Finlande) ou Cashper (Malte).

Tableau comparatif :

FinFrogCashperFerratum
montant minimum (euros)20050100
montant maximum (euros)60010001500
durée minimum (jours)301515
durée maximum (jours)903060

FinFrog : une entreprise fiable ?

Au niveau légal, il s’agit d’une société possédant bien sûr tous les agréments pour pouvoir opérer librement en France.  Elle est enregistrée à l’ORIAS en tant qu’intermédiaire en financement participatif, et arbore fièrement le label du financement participatif. L’entreprise est également déclarée auprès de l’ACPR – Banque de France en tant que distributeur de monnaie électronique

Il ne s’agit donc pas d’une arnaque au crédit, mais bien d’une entreprise ayant pignon sur rue. Elle a été fondée par un expert issu d’Harvard, un serial entrepreneur qui a été consultant chez McKinsey pendant 10 ans : Riadh Alimi (profil LinkedIn).

McKinsey, c’est l’un des plus grands cabinets de conseil aux entreprises au monde. Autant dire que le patron de FinFrog connaît son sujet, d’autant qu’il est justement spécialisé en nouvelles technologies financières. Preuve du sérieux de cette entreprise, Bpifrance, la banque publique d’investissement, a accordé une subvention de 500 000 euros à FinFrog en tant qu’entreprise lauréate du concours d’innovation numérique 2017.

Ceci ne met bien sûr pas à l’abri d’une éventuelle faillite, seuls les clients étant maîtres du succès d’une entreprise, mais est un gage de qualité et de confiance envers une entreprise française innovante, qui propose un service complémentaire aux grandes banques françaises : octroyer des microcrédits à ceux qui ne peuvent pas avoir recours aux crédits classiques.

En revanche, il ne faut pas être trop regardant quant à l’origine des fonds permettant de financer les prêts FinFrog, si on est dans une démarche éthique.

Avis sur FinFrog : ce qu’on en dit

L’entreprise FinFrog a été fondée en 2016, ce qui ne permet pas d’avoir assez de recul au moment d’évaluer ses qualités. Les rares retours que l’on peut en trouver se trouvent sur le site « Avis Vérifiés », qui est un service indépendant, mais payé par la société FinFrog.

Les avis que l’on y trouve nous expliquent que FinFrog est une entreprise qui peut se définir en trois mots : rapide, pratique et sérieuse.

Ce qui est mis en avant dans les avis, c’est la facilité de la demande de prêt, « un véritable coup de pouce » sans les contraintes d’un « vrai » crédit, et le très bon suivi client, très facile à contacter. Toujours selon « Avis Vérifiés », la moindre question est répondue très rapidement, le moindre pépin est expliqué. Le seul défaut de FinFrog ? Celui de ne pas pouvoir prêter plus d’argent.

L’ensemble des avis sont donc excellents, beaucoup trop pour être honnêtes. Si on sait que « Avis Vérifiés » modère les commentaires, on comprend très facilement que les commentaires négatifs pour leur client ont de grandes chances de disparaître. Je vous laisse lire le forum de 60 millions de consommateurs afin de vous faire une idée de la pertinence de la plateforme « Avis Vérifiés ». Pour eKonomia, faire confiance à « Avis Vérifiés » ou faire confiance à un marabout voyant medium, c’est du pareil au même !

A service « excellent », tarifs élevés : FinFrog, avec des commissions allant de 3 à 18 euros, est très cher. A titre de comparaison, en février 2018 :

  • FinFrog : pour 600 euros à rembourser en 3 mois, il faudra payer 618 euros
  • Crédit renouvelable Cetelem : pour 600 euros à rembourser en 6 mois, il faudra payer 613 euros

Le verdict est ainsi sans appel : on vient à FinFrog pour sa simplicité, mais surtout parce que ce type de crédit est accessible à tout le monde.

En tout cas, FinFrog semble être une alternative sérieuse aux petits prêts bancaires. Grâce à sa flexibilité, il est accessible au plus grand nombre. Pour les prêts à la consommation plus conséquents, il existe Younited Credit, une alternative aux banques, mais tout aussi rigide au moment d’octroyer un prêt.

En alliant ces deux possibilités de financement aux comptes bancaires « nouvelle génération » comme C-Zam de Carrefour ou Compte Nickel, il est ainsi possible de se passer d’une banque traditionnelle facilement, comme nous l’avons étudié dans notre article « comment survivre sans banque ».

Néanmoins, pour profiter de FinFrog, il faut une carte bancaire Visa ou MasterCard classique, les cartes Maestro ou Compte Nickel ne fonctionnant pas. De plus, les transactions sont faites par Mangopay, une filiale de Crédit Mutuel Arkéa. Se passer d’une banque complètement, ce n’est donc toujours pas pour aujourd’hui…

Sur eKonomia, nous continuons d’affirmer qu’il ne faut pas éliminer d’entrée de jeu les banques au moment de choisir les meilleures solutions de financement, surtout si les raisons sont purement militantes. Les entreprises de la fintech ne sont pas forcément plus éthiques, elles bénéficient surtout de l’avantage de la nouveauté. Si on a la chance de pouvoir profiter d’un crédit normal, à un taux d’intérêt inférieur aux commissions de FinFrog, il ne faut pas hésiter.

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Crédit FinFrog : un microcrédit urgent sans justificatif : l'avis d'eKonomia

eKonomia - Prêt et crédit
Crédits FinFrog, à réserver aux opportunités d’économies.

Les solutions innovantes de FinFrog, leur facilité d’accès peuvent en tenter plus d’un. Et en effet, c’est pratique d’avoir un petit prêt presque instantanément sans complications. Mais en matière de crédit, tout ce qui est rapide et facile coûte cher, parfois même trop cher par rapport au plus facile des crédits classiques, le crédit renouvelable.

Le public de FinFrog est ainsi celui qui n’a pas accès aux crédits à la consommation, mais qui a besoin en urgence d’un peu d’argent pour faire face à un imprévu qui pourrait coûter cher ou pour saisir une véritable opportunité. Nous pensons aux bonnes promotions qui se terminent dans les prochains jours, nous pensons aux factures impayées qui seront majorées, nous pensons aux contraventions à payer rapidement et surtout, les dépassements de découverts autorisés, qu’il faut éviter le plus possible pour ne pas payer d’agios astronomiques.

Mais avant d’avoir recours à FinFrog, si on n’est pas « interdit bancaire », il faut toujours voir sa banque en premier lieu. Il se peut qu’elle puisse proposer quelque chose de plus économique ou plus simple que ce soit une simple augmentation de découvert autorisé pour une difficulté financière passagère ou un crédit renouvelable, à utiliser avec la plus grande prudence.

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