Créer une entreprise sans apport et sans argent

Il est possible de créer ou de reprendre une entreprise avec très peu d’argent. Créer sa société sans apport est faisable… si on a un projet solide et que l’on sait où demander l'argent. Dans tous les cas, quelques étapes doivent être respectées pour obtenir un Crédit Entreprise.
Dossier complet.

Création d'entreprise sans argent
Les petits commerçants et les petits artisans sont souvent concernés par le pacte Dutreil
Sommaire
  1. Etapes de la création d’entreprise sans argent
  2. Le Business Plan
  3. Statut juridique
  4. Trouver des financements pour créer son entreprise
  5. Refus de crédit entreprise, que faire ?
  6. Financer la reprise d’une entreprise
  7. Comment développer son entreprise sans argent
  8. Toutes les aides au financement des entreprises
  9. Questions / Réponses

Etapes de la création d’entreprise sans argent

On peut, pour créer son entreprise, en créer une qui n’a pas besoin d’argent pour exister, ou bien trouver des personnes ou organismes prêtes à concéder un crédit entreprise. Pour y parvenir, le mieux est d’être organisé, en respectant les étapes clés de la création d’entreprise.


En Bref

  1. Déterminer ce que notre entreprise va faire, et comment y parvenir. C’est le business plan.
  2. Choisir le statut juridique adapté : auto-entrepreneur, SARL, SAS… et les formalités administratives qui découlent de la création de l’entreprise.
  3. Trouver les financements. Ceux qui prêtent ou donnent de l’argent pour que l’entreprise puisse vivre, alors que le patron est fauché.

Une entreprise est une structure économique et sociale dont la finalité est de fournir des biens ou des services à des clients, avec un objectif de rentabilité. Toute entreprise a besoin d’un minimum de trésorerie, d’où les besoins de financements. Nous allons voir dans notre dossier comment faire.

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Le Business Plan

Avant de créer son entreprise, nous devons donc faire une étude de marché, où les principales questions doivent être répondues :

  • Est ce qu’il y aura assez de clients ?
  • Est-ce que les fournisseurs peuvent suivre ?
  • Est-ce que nous avons les moyens nécessaires pour parvenir à nos fins ?

C’est donc la première étape à faire avant d’aller demander de l’argent à la famille ou un crédit entreprise à la banque : monter un dossier expliquant pourquoi nous avons besoin d’argent et pourquoi nous allons rembourser sans problèmes. Ce « dossier » est à faire, que nous soyons en train de créer notre société ou d’en reprendre une, ou que nous soyons en train d’investir pour la faire grandir.

Toutes les entreprises ne peuvent pas naître sans apport, et c’est le business plan qui nous aide à nous en rendre compte… et à adapter notre projet.

Les entreprises sans argent de départ ni financements sont possibles si :

  • Le travail est effectué à domicile
  • On a déjà le matériel nécessaire (ordinateur…)
  • On sait déjà à qui vendre nos prestations

On pense aux rédacteurs web ou à certains consultants par exemple… Les autres, continuez votre lecture !

Aides pour faire son dossier de création d’entreprise

Il existe, si on a du mal pour débuter, deux aides à la création d’une entreprise, suivant notre situation personnelle.

  • Aides du Pôle Emploi, avec des conseils et des formations à la comptabilité et gestion des entreprises.
  • Aides de la CCI (Chambre du Commerce et de l’Industrie), qui, en plus de conseil et de formation, accompagne le créateur à bien gérer sa société naissante.

Ces aides publiques sont gratuites. N’importe qui peut y demander conseil, à n’importe quel stade de la création de son entreprise.

Les conseillers auront un objectif impartial et objectif sur votre projet de société, et sauront vous guider vers les bonnes personnes qu’il faut aller voir. Il est vital pendant cette étape d’avoir le plus de connaissances possibles. Il faut rencontrer beaucoup de gens : peut-être qu’ils seront autant d’opportunités pour avoir de nouveaux clients ou conseils ou bien encore de nouvelles idées.

A ce stade, nous n’avons pas encore dépensé un euro pour créer une entreprise, que du temps.

Statut juridique

Pour créer une entreprise avec un investissement obligatoire minimal, l’entrepreneur peut opter pour les statuts juridiques suivants :

Statut juridiqueCapital SocialAvis
Microentreprise (autoentreprise)Pas de capital social.☀ Formalités administratives gratuites.
☁ Responsabilité de l’entrepreneur engagée.
☁ Plafond de chiffres d’affaires.
☁ Pas de récupération de TVA.
EIRLPas de capital social☀ Facile à créer.
Responsabilité du chef d’entreprise limitée.
☀ Peu d’obligations comptables.
☁ Faible crédibilité.
☁ Taxes.
☁ Cotisations sociales sans régime de faveur.
SARL et EURLà partir de 1€☀ Possibilité d’avoir des associés.
☀ Responsabilité du chef d’entreprise limitée.
☀ Formalisme juridique encadré.
☁ Comptabilité complexe.
SAS et SASU à partir de 1€☀ Possibilité d’avoir des associés.
☀ Responsabilité du chef d’entreprise limitée.
☀ Flexibilité du formalisme juridique.
☁ Comptabilité complexe.
Quel statut juridique pour créer une entreprise sans argent ?

On comprend de notre tableau qu’il n’existe qu’un seul statut juridique permettant véritablement de créer une entreprise avec 0 euros : la microentreprise. L’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL) ne coûte pas très cher non plus : quelques dizaines d’euro à l’enregistrement auprès du RCS ou du RM.

Un auto-entrepreneur ou un entrepreneur individuel n’a pas de capital social. Il peut donc créer son entreprise avec aucun argent, aucun apport. Tout ce qu’il dépense, c’est ses sous à lui. Lorsqu’il fait une demande de crédit entreprise ou professionnel, c’est en fait à titre personnel que la banque lui accorde un prêt.

En clair : si l’entreprise individuelle a des dettes, les créanciers peuvent vendre les biens personnels de l’entrepreneur pour se rembourser. La responsabilité de l’entrepreneur vis-à-vis de son entreprise est donc totale et engagée. Néanmoins, la résidence principale est, depuis la Loi Macron du 6 août 2015, insaisissable. Les créanciers ne pourront pas vous saisir votre maison.

  • L’Entreprise Individuelle, qu’elle soit au régime micro ou non est adaptée aux entrepreneurs qui vendent essentiellement leurs compétences et des services. Il n’y a pas d’investissements financiers à faire, et le développement de l’entreprise est limité. C’est ce statut qui permet de démarrer une entreprise sans argent.
  • Les SARL ou SAS, ou leur versions individuelles EURL ou SASU ont souvent besoin d’argent pour démarrer. Achat de matériel, de stock, mais aussi cotisations sociales obligatoires dès le début. Ici, pour démarrer alors que l’on a pas d’argent, il faut pouvoir trouver des financements.

Création de compte en banque pro

L’ouverture d’un compte bancaire professionnel n’est pas forcément obligatoire pour les entrepreneurs individuels. En revanche, il est impossible sans ça d’avoir un prêt bancaire professionnel. Malheureusement, il ne suffit pas d’arriver à la banque et de demander à ouvrir un compte. Pour ouvrir un compte bancaire professionnel, il faut encore pouvoir garantir à la banque que nous avons les moyens de payer chaque mois les frais de compte professionnel.

Trouver des financements pour créer son entreprise

Selon l’INSEE, une entreprise sur huit démarre son activité sans aucun capital de départ. Ni crédit entreprise, ni fonds propres.

En 2018, plus de la moitié de la création d’entreprises démarraient avec moins de 8000 euros. 12,7% des entreprises ont même démarré sans aucun argent.

Par ailleurs, seulement 22 % des créateurs de 2018 ont monté leur projet sans aucun appui. Pour la moitié des créateurs, le principal appui reçu est celui de leur entourage personnel.

Source : INSEE

Répartition des entreprises créées au premier semestre 2018 selon les moyens financiers investis au démarrage, en %

SociétésEntreprises individuellesEnsemble
Aucun moyen financier8,727,112,7
Moins de 1 000 €5,513,67,3
De 1 000 € à moins de 2 000 €10,57,59,9
De 2 000 € à moins de 4 000 €9,16,68,5
De 4 000 € à moins de 6 000 €7,96,17,5
De 6 000 € à moins de 8 000 €5,44,75,2
De 8 000 € à moins de 16 000 €13,410,512,7
De 16 000 € à moins de 40 000 €13,69,812,7
De 40 000 € à moins de 80 000 €8,15,67,6
De 80 000 € à moins de 160 000 €7,54,56,9
160 000 € ou plus10,44,09,0
Ensemble100100100
Source : INSEE, https://www.insee.fr/fr/statistiques/4770853

De par leur nature, certaines entreprises ont besoin d’une somme de départ pour exister. Achat de machines, de véhicule ou simplement du stock que l’on va vendre sont tout autant de raisons pour avoir besoin de financements.

Plusieurs solutions sont possibles afin de financer ce genre d’entreprise, sans avoir besoin d’y mettre de sa poche.

Suggestion : pour trouver des organismes prêts à financer l’entreprise, c’est une bonne idée de se rapprocher d’un incubateur d’entreprises. Il y en a un peu partout en France. Les incubateurs sont des structures visant précisément l’aide aux entreprises qui démarrent.

Ceux qui veulent créer leur propre entreprise, alors qu’ils n’ont pas d’argent, le plus souvent des autoentrepreneurs, ont beaucoup de mal à trouver un financement. Ici, on cherche un prêteur qui puisse croire au projet de l’entrepreneur. Les solutions présentées dans cet article se basent essentiellement sur la confiance du prêteur, qu’il soit familial ou institutionnel, dans les possibilités de succès de l’entreprise en devenir.

Se faire financer par la famille ou les amis

C’est sans doute la solution la plus simple de toutes : demander de l’argent à son entourage, et une des préférées des entrepreneurs français comme nous le montre l’INSEE. Les parents peuvent faire des donations (une avance sur héritage…), ou alors on passe par un prêt familial ou encore un prêt auprès d’amis, encadrés par un contrat de prêt.

Ce financement est souvent appelé Love Money, l’argent de l’amour. L’entourage croit au projet de création d’entreprise, et s’investi financièrement de bon coeur.

Astuce : avec un capital de départ obtenu auprès de proches, il est plus facile d’obtenir un prêt bancaire pour son entreprise. La banque accorde plus volontiers sa confiance si l’entourage lui aussi est confiant.

Le crédit entreprise et les aides pour obtenir des garanties

En règle générale, les banques refuseront un crédit à une entreprise si celle-ci n’est pas capable d’avoir un apport d’au moins 15 à 30% du montant total nécessaire.

Sans apport, il faut donc des garanties financières à présenter à l’organisme de crédit. C’est ici qu’intervient Bpifrance, la banque publique d’investissement.

Bpifrance garantit, à hauteur de 50 à 70 % (*) de leur montant, les prêts consentis aux nouveaux entrepreneurs. Les financements concernés sont ceux qui couvrent les investissements matériels et immatériels, achat de fonds de commerce, besoin en fonds de roulement, découvert notifié, délivrance de cautions sur marchés France et export.

Source : Bpifrance

C’est la banque de l’entreprise qui fait la demande de garantie à Bpifrance. Pour les entrepreneurs qui créent une entreprise pour la première fois, la garantie est de 70% du prêt.

Lire : dossier complet sur la création d’entreprise quand on est chômeur

  • Pôle Emploi permet d’utiliser ses allocations chômage pour créer son entreprise. En les recevant en deux fois, le demandeur d’emploi dispose ainsi d’un capital de départ pour sa société en devenir.
  • Les chômeurs créateurs peuvent également avoir recours à l’ACRE, l’Aide à la Création d’Entreprise de l’URSSAF. Ils peuvent ainsi obtenir une exonération des charges sociales pendant au moins un an et le maintien des revenus sociaux pendant au moins 3 mois.
Agence Pôle Emploi
Agence Pôle Emploi, où il est possible de trouver de l’aide.

Le prêt d’honneur et les microcrédits

Pour obtenir un prêt d’honneur ou un microcrédit entreprise, seule la bonne foi compte, ou presque. Il existe deux possibilités de prêt d’honneur pour créer une entreprise lorsque l’on a pas d’apport.

  • Prêts issus d’associations d’aide aux entrepreneurs, aux PME. Réseau Entreprendre, Initiative France, ADIE, France Active : toutes peuvent apporter une solution financière.
  • Le dispositif NACRE (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise), une aide de la compétence des Régions.

Ces prêts d’honneur, basés sur la confiance, ont en commun l’accompagnement de l’entreprise. L’argent n’est pas prêté à l’aveugle, et si l’association accepter le projet à financer, c’est qu’elle y croit. Avantage : si le projet a été accepté par le jury de professionnels de l’association, une banque aura beaucoup plus de facilités à octroyer un crédit elle aussi.

Le microcrédit est l’une des principales sources de financement des plus pauvres (mais sérieux) qui veulent s’en sortir en créant leur propre emploi. Il existe de nombreux microfinancements adaptés à chaque situation personnelle, comme c’est le cas d’un microcrédit pour RSA.

Financement participatif (crowdfunding)

Demander à son public et futurs clients de financer la création d’entreprise est quelque chose de toujours plus courant. Grâce à des plateformes spécialisées comme Kiss Kiss Bank Bank ou Ulule, les porteurs de projet peuvent se mettre en contact avec des particuliers souhaitant les financer.

Il est également possible de demander de simples dons, des dons avec contrepartie (on offre quelque chose en retour), ou d’effectuer des préventes.

Si le public est au rendez-vous, le financement est assuré.

Business angels

Les business angels sont des sociétés spécialisées dans le financement d’entreprises qui ont un fort potentiel de développement. On les retrouve le plus souvent dans le secteur des nouvelles technologies, où les business angels savent que leur investissement peut être à l’avenir extrêmement rentable. Les banques n’existent pas dans ce domaine, ou du moins de façon clairement assumée.

Les business angels sont des sociétés ou des particuliers capables d’évaluer le risque et le potentiel des nouvelles entreprises. Très spécialisés et compétents, ils s’impliquent et peuvent aider toute entreprise pouvant générer un très fort retour sur investissement. Les investisseurs prennent de gros risques dans de telles créations d’entreprises, qui sont souvent dépendantes d’une découverte, d’une avancée scientifique.

Les business angels prennent fréquemment des parts de l’entreprise et en deviennent des actionnaires à part entière, seule façon de profiter au maximum des retombées financières potentielles.

Pour plus d’informations, il existe la Fédération Nationale des Business Angels.

Les très grosses entreprises peuvent, au-delà des business angels, avoir recours à des fonds d’investissement. Ici, nous parlons d’investissements qui se traduisent en participation au capital, de plusieurs millions d’euros. Nous sommes loin de l’autoentrepreneur qui débute et a besoin d’argent pour acheter son matériel…

Refus de crédit entreprise, que faire ?

Quand il est impossible d’acheter le matériel nécessaire pour travailler, il existe une dernière solution, la location. C’est ici qu’interviennent des acteurs différents, qui proposent des financements alternatifs au crédit bancaire. Par exemple avec la société Corolease, des sources de financement non bancaires pour vos biens d’équipements professionnels sont disponibles.

Il s’agit d’un spécialiste de la location financière et du crédit-bail aux entreprises, existant depuis une trentaine d’années. Concrètement, c’est Corolease qui achète les équipements professionnels nécessaires au développement de l’entreprise. On paye ce service grâce à un « loyer » . Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un leasing, très populaire dans le monde automobile.

La grande force de cette méthode de financement, est d’être accessible à la plupart des entreprises en difficulté. De nombreux secteurs sont ainsi passibles d’être financés, que ce soit dans la santé, dans l’industrie, le commerce voire l’agriculture.

Et au FICP ?

Enregistré au FICP, les démarches de création d’une société sont plus compliquées. Il faut en effet passer par exemple par la Caisse des Dépôts et Consignations pour le dépôt du capital social.

Pour l’ouverture d’un compte bancaire c’est également plus long. La législation permet aux personnes inscrites au FICP de se sortir de leur impasse financière en créant leur entreprise.

⇒ Pour approfondir : « Cas particulier : créer son entreprise en étant FICP »

A savoir : crédit et professions libérales

Obtenir un crédit entreprise est, on l’a vu, un combat lorsque l’on n’a pas de garanties. Il faut avoir des références professionnelles solides, une association qui nous soutien, l’aide de la famille ou des amis.

Les personnes diplômées, les professions libérales ont quant à elles, un accès facilité au crédit professionnel au moment de s’installer. Un jeune dentiste peut espérer obtenir un crédit pour créer son cabinet, par exemple. Le professionnel libéral doit bien sûr créer une entreprise en rapport direct avec ses compétences personnelles.

Un avocat demande un crédit pour créer son cabinet, un médecin également, un mécanicien pour créer son garage et ainsi de suite. En revanche, si un médecin demande un crédit pour créer une maison d’hôtes, il risque d’avoir autant de mal à le faire sans capital que quelqu’un d’autre de moins diplômé.

Financer la reprise d’une entreprise

La reprise d’une entreprise est une affaire différente. Ici, l’entreprise fonctionne, et a déjà fait ses preuves. L’ancien entrepreneur, désireux de partir à la retraite, cède son affaire à quelqu’un d’autre qui, on l’espère, continuera de faire prospérer la société. Ici, ce qui permettra à la banque d’accorder son crédit professionnel, ce sont les références du repreneur.

Par exemple si le futur propriétaire est un artisan comme l’ancien, il n’aura pas de souci pour reprendre l’affaire à son compte et continuer de la faire prospérer. En revanche, si c’est un novice, qui n’a pas d’argent ni les connaissances, comment prouver à la banque que l’affaire ne sera pas à la faillite aussitôt l’ancien propriétaire parti ?

Le repreneur peut également demander au vendeur de lui faire directement un crédit, sans passer par la banque : on parle alors de crédit vendeur, un moyen utile de compléter la somme nécessaire à la reprise d’une entreprise.

Dans le cas de la reprise de l’entreprise familiale, le pacte Dutreil est une disposition fiscale qui permet un allègement des frais de mutation (donation ou succession) pour faciliter sa transmission. En effet, l’entreprise voit sa valeur exonérée à hauteur de 75%. Cumulée à l’abattement fiscal, cela permet rapidement de diminuer grandement l’assiette fiscale. La contrepartie est de conserver les titres reçus et d’exercer des fonctions de direction pendant des durées déterminées.

Exemple :

Une entreprise évaluée 400.000 € est donnée par un parent à son enfant. Avec le pacte Dutreil l’exonération sera de 400.000 * 75% = 300.000 €.

L’entreprise est donc valorisée 400.000 – 300.000, soit 100.000 €. Sachant que l’abattement entre un parent et un enfant est actuellement de 100.000 €, l’assiette fiscale sera donc de 0€. Aucun droit de succession ne sera à payer par l’enfant dans le cadre de cette transmission.

⇒ Pour approfondir : « Pacte Dutreil : transmettre son entreprise à ses enfants »

Comment développer son entreprise sans argent

Une fois l’entreprise lancée, il faut souvent des fonds pour se développer. Là aussi sans trésorerie, il est peut être difficile d’y arriver.

Le plus souvent les entreprises ont recours au crédit bancaire, mais il leur arrive d’être confrontées à un refus de crédit, que ce soit un crédit moyen/long terme ou bien d’une ligne de découvert. On peut dans ce cas faire intervenir le médiateur du crédit afin de débloquer la situation.

La Médiation du crédit est adossée à la Banque de France. Sa saisine peut se faire dans différents cas relatifs au renouvellement ou à l’octroi de nouveaux crédits. Son intervention permet de débloquer rapidement les situations, et veiller à proposer une solution aux différentes parties. Son but final est de veiller à ce que les banques ne coupent pas les robinets des crédits pour permettre aux entreprises d’avoir une activité économique normale.

Toutefois, quoi de mieux que de faire rentrer ses fonds qui sont encore « dehors » que d’avoir recours aux emprunts ? C’est ce qui semble le plus logique.

Recouvrer ses impayés peut passer par différentes phases :

  • Le recouvrement amiable, avec les lettres de relance et la mise en demeure
  • Le recouvrement contentieux, avec un recouvrement judiciaire ou le passage avec une société de recouvrement

Avec une durée plus ou moins longue, et un coût plus ou moins important, ces procédures permettent à terme de recouvrer tout ou partie des impayés.

⇒ Pour approfondir : « Impayé : comment récupérer son argent ? »

Ne pas avoir d’argent ou d’apport n’est pas une fatalité pour créer son entreprise

On a donc vu que pour monter ou développer son entreprise, des solutions existent pour réussir son projet sans argent.

Néanmoins, dans un cas, comme dans l’autre, il est préférable de se donner plus de chances en épargnant si possible en amont pour la préparation de son entreprise. Avoir de l’argent d’avance, c’est montrer des garanties aux potentiels investisseurs.

C’est d’autant plus important quand on sait que 49,5% des entreprises sont en échec au bout de 5 ans et que 26% de ces échecs sont dus à des erreurs de gestion (trésorerie, évaluation du fonds de roulement, de gestion des stocks et des impayés). Il est donc important d’être plus fourmi que cigale ! L’épargne, même minime, prouve qu’on peut gérer un budget, même serré et est très bien vue par les organismes prêteurs.

Toutes les aides au financement des entreprises

Si vous êtes à la recherche d’une aide pour créer ou développer votre entreprise, le gouvernement a mis en place une base de données regroupant toutes les aides publiques aux entreprises. Elle est disponible sur Aides-Entreprises.fr, et regroupait plus de 2000 aides en 2021.

Les aides peuvent être à la création, mais aussi à la reprise ou transmission de l’entreprise. Disponibles également, des aides à la formation, à l’innovation, aux développement… Pour consulter toutes les aides disponibles pour son entreprise, il suffit de renseigner son adresse ou son n° de SIRET sur le site, après avoir renseigné quel type d’aide pour son entreprise on recherche.

Questions / Réponses

Quelle société créer avec peu d’argent ?

Sans argent ni financement, il faut opter pour une Entreprise Individuelle, en régime micro ou à responsabilité limitée. L’activité exercée sera essentiellement de services, exigeant peu de frais ou d’achats professionnels.

Combien d’argent pour créer une entreprise ?

La réponse est variable, suivant le type d’activité. Une microentreprise basée sur des services intellectuels est gratuite à créer et très peu chère dans son fonctionnement. Une entreprise commerciale de vente est beaucoup plus chère, avec le stock à acheter et gérer.

Article rédigé par

La finance, elle baigne dedans depuis des années. Après de nombreux stages et études en finance, Céline a intégré une banque puis un cabinet de gestion de patrimoine.